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 Blinded By the Moonlight - Ulric.

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Gwenaëlle Swann

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Date d'inscription : 18/07/2008
Pseudonyme : Sunday (Deepest Cake / Poney Shake).
Jukebox : Purple Haze - JIMI HENDRIX. / Do You Remember - MICHAEL JACKSON.
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MessageSujet: Blinded By the Moonlight - Ulric.   21.07.08 17:30



    Blinded By the Moonlight;




    On dit que l'appel de la mer est irrésistible. Cependant, cela fait douze heures que Séphora, assise sur un rocher au fond de l'océan, attend le moment fatidique où elle pourra enfin retourner sur la terre. C'est alors que la lune se montra, pleine et ronde comme un ballon, apportant avec elle, milles étoiles luisantes. Cela promettait d'être une soirée exceptionnelle, idéale.

    C'est alors nue, sur la plage que nous retrouvons la petite Séphora, dotée de jambes qu'elle s'empressa d'articuler pour courir jusqu'aux rochers imposants, entassés les uns sur les autres, qui longeaient sur cent mètres la cote. Là, la sirène avait pris soin de cacher des vêtements, rien de bien sophistiqué, juste ce qu'il fallait pour passer inaperçus. Des sous-vêtements, que lui avait prêté Elizabeth et une longue chemise d'homme, qui appartenait à Ulric, le premier mortel qu'elle avait rencontré. Et sans nul doute, l'un des plus gentils. Séphora ne connaissait que très peu de monde, à rester sur la plage elle n'avait rencontré que deux ou trois personnes. Cependant, cela ne lui suffisait pas, son seul désir était d'aller se promener dans les rues de la ville, discuter çà et là, avec des habitants, monter dans l'une de ces choses que les mortels appellent voiture, courir sur les pavés les pieds nus, manger des spaghettis bolognaises, caresser un chat, toucher un mouton, rencontrer le prince charmant... Tout cela paraissait tellement inconcevable, il lui était même interdit d'y penser, inutile de s'abandonner aux rêves de plaisirs interdits. La demoiselle s'habilla rapidement, elle ne voulait pas perdre une seconde de sa nuit, puis marcha pendant de longues minutes sur la plage, l'esprit vide, absente. Son regard azure se promenait sur l'horizon, balayant la mer, déchaînée par le vent, qui surveillait l'une de ses filles des plus naïve, furtive qui s'était échappée de son milieux naturel. Puis le sable, frais sous l'humidité régnante, et enfin, la ville, illuminée de milles lueurs, réverbères et décorations festives oubliées du Noël passé. Le ciel, quant à lui, brillait intensément, tous ses astres se pliaient en quatre pour offrir un spectacle bien plus beau qu'un opéra italien, ou même qu'un ballet de danse classique russe. Certaines de ces étoiles se distinguaient par rapport aux autres, et dessinaient dans l'immensité que représentait l'espace, des formes toutes plus folles les unes que les autres. Les humains appelaient cela des constellations, Séphora des tableaux - c'est plus facile à retenir - des tableaux bien plus mystérieux qu'un véritable Rembrandt, jouant aisément sur le clair obscur. La lune regardait la terre et l'enveloppait de toute sa sagesse, et telle une mère, berçait celle-ci d'une simple apparition. Cette avait tout de banal. Mais il était facile pour la sirène, de s'émerveiller de petites choses.

    Séphora s'assit dans le sable, face à l'océan, devant elle un couple amoureux passa. Main dans la main, yeux dans les yeux, tout sourire, juste... Amoureux. C'est alors que son coeur se serra, elle, elle était seule. Désespérément seule, sans attache, juste bonne à bader la lune, au sens propre du terme. La demoiselle, attristée, incomprise, soupira. Ses cheveux, presque sec, s'envolèrent dans un coup de vent pour lui cacher le visage, un visage de porcelaine, irrésistible aux yeux des humains, puéril et adorable. Cependant, une expression malheureuse lui déchirait le visage, les lèvres pincées montraient qu'elle résistait pour empêcher les larmes de s'écouler sur ses petites joues rebondies. Elle songeait, si par grand bonheur, un jour, elle trouvait enfin l'amour, tout ne serait que mensonge et hypocrisie. Jamais Séphora ne pourrait révéler son secret, sinon, son amant mourrait comme tous ceux qui ont péris sur cette même plage. Tué par ses propres soeurs...

    Il faisait de plus en plus froid. Frigorifié, Séphora regretta de ne pas avoir demandé à Ulric un pull, peut-être que cela aurait été déplacé ? Les sirènes connaissaient très peu de choses sur les humains, quelques anciens leur avaient enseigné des coutumes, tel que manger à table avec une fourchette et un couteau, ou bien aller se coucher, car les êtres à queue de poisson ne dorment pas, ou très rarement. C'est grâce à cela qu'elle avait pu ne pas passer pour une folle à enfermer dans un asile dès ses premiers pas sur la terre ferme. La jeune femme se recroquevilla, collant ses genoux à son buste pour avoir moins froid. Elle ferma les yeux, songeuse.

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MessageSujet: Re: Blinded By the Moonlight - Ulric.   21.07.08 18:57


    Comment oublier la première soirée qu’il avait passé ici. Pendant que Kate prenait ses appartements dans la chambre d’Ulric et que William et Peter se disputait la répartition de la chambre d’amis, Ulric était parti saluer son grand père qu’il n’avait pas revu depuis… au moins 8 bon mois. Passant par la plage, le chemin était bien plus court et agréable, surtout qu’en ce début d’été, une promenade sur le sable était tout ce qu’il y avait de plus agréable. Profitant de ce trajet solitaire pour réfléchir à ce qu’il allait pouvoir lui dire, il était presque affolant de voir l’influence que pouvait avoir cet homme sur toute sa lignée.
    C’était à ce moment la qui la vit, derrière un rocher, le regardant avec de gros yeux comme si elle venait de débarquer sur terre. Il avait à peine eu le temps de la vêtir de sa chemise, d elui demander si ça allait, ce qui lui était arrivé et de prendre un portable pour demander de l’aide, qu’elle avait déjà disparue. S’il avait imaginé à quel point il était proche de la vérité, il se serait cru fou. Cette soirée était restée un véritable mystère qu’il avait bien entendu gardé pour lui. Sérieusement, il n’allait pas raconter qu’il avait rencontré une fille mystérieuse à moitié nue et qu’il lui avait donné sa chemise pour qu’elle ait quelque chose à se mettre ? Mouais nous sommes d’accord.

    Pourtant Ulric ne pouvait s’empêcher de regarder vers la plage quand il était sur les falaises, comme pour se prouver qu’il n’avait pas rêvé et qu’il n’était pas fou. Ce soir la, il s’était appuyé à la balustrade, son téléphone à la main pour répondre à un message quand il avait vu cette petite silhouette vêtue comme d’un drap blanc sur la plage… Était-il possible que cela soit elle à nouveau?


    " J’ai un coup de fil à passer! "

    Voila les seules paroles qui avaient été prononcé avant que la porte d’entrée ne se ferme derrière lui et qu’il ne file à la crique. Empruntant le petit chemin escarpé qui menait à la plage, Ulric avançait sans bruit alors qu’a chaque pas qu’il faisait, il avait la confirmation visuelle que c’était bien la même jeune femme que la dernier fois vêtue toujours de sa chemise. Se mordant les lèvres, Ulric s’était avancé sans bruit, le sable comme un allier insidieux l’aidant à cacher son approche. Commençant à retirer son gilet portant l’insigne de son ancienne université, il le déposa sur les épaules de la jeune femme qui automatiquement sursauta.

    Ulric l’observa un sourcil froncé presque accusateur, il lui en voulait la dernière fois d’avoir filé comme une voleuse, la chemise il s’en fichait, il avait juste voulu comprendre.


    " Je vais finir par croire que tu attends après moi pour t’habiller mais j’ai bien peur de te décevoir, nous ne faisons pas la même taille. " lâcha t il alors qu’il l’observait impassible.

    Passant les mains dans ses poches, cette fois ci il ne la quitterait pas des yeux, hors de question qu’elle ne disparaisse une fois de plus en laissant sa curiosité contrariée. D’un mouvement de tête, il avait fait partir l’une de ses mèches sombres qui avait tendance à termine devant ses yeux.

    "Alors ? Tu vas te décider à m’en dire plus que la dernière fois ?" lui demanda t il insistant. Le jeune homme n'avait jamais pris de gants avec personne, cela n'allait pas commencer aujourd'hui.

    Et oui, Ulric commençait à sérieusement à se poser des questions sur l’effet qu’il faisait aux femmes, entre Aislin qui avait dit ne plus vouloir le revoir et elle qui avait filé à l’anglaise la dernier fois, c’était à croire qu’il était un repousse demoiselles, de quoi blesser sérieusement son ego de Mayers. Apres tout, il n’avait pas mérité tout ça.
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Gwenaëlle Swann

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MessageSujet: Re: Blinded By the Moonlight - Ulric.   23.07.08 0:10

    « Je vais finir par croire que tu attends après moi pour t'habiller mais j'ai bien peur de te décevoir, nous ne faisons pas la même taille. » Venait de dire une voix qu'étrangement, Séphora semblait connaître. Celle d'un individu masculin qui venait de lui poser sa veste sur les épaules. Ce ne pouvait être qu'Ulric. Sa bouche se fendit en un immense sourire, des plus radieux. La sirène découvrait à nouveau le visage de l'homme qu'elle considérait depuis la nuit dernière, comme un ami. Lui ne semblait pas du même avis, mais la demoiselle ne semblait pas s'en rendre compte, ou plutôt, elle ne voulait pas. « Alors ? Tu vas te décider à m'en dire plus que la dernière fois ? » Enchaîna-t-il. Curieuse de savoir ce qu'il voulait découvrir à son sujet, Séphora fut tentée de lui dire « oui ». Mais elle mettait là, la vie d'un innocent en danger, ce serait bien trop égoïste de sa part, de le laisser la question tout en étant parfaitement honnête. La demoiselle se ravisa donc.

    « Bonjour Ulric ! Ca me fait réellement plaisir de te rencontrer à nouveau. » commença la jeune femme, enjouée, sans une once d'hypocrisie dans le grain de voix. Elle passa une main dans ses cheveux pour les remettre en place, car jusque là, de nombreuses mèches encombraient son visage, de sorte que l'on ne puisse à peine distinguer sa petite bouche souriante.

    « Je ne pensais pas te revoir de si tôt ! Je suis désolée d'être partie aussi vite la dernière fois, j'avais... Des obligations, tu sais comme Cendrillon. Il fallait que je rentre avant le lever du soleil. Et je n'ai pas l'intention de t'en dire plus. Du moins pas aujourd'hui, par les temps qui courent, tu serais indéniablement en danger de mort. Tu veux peut-être que je te rende ta chemise ? » Séphora avait dit toutes ces paroles d'une seule traite, comme si elle n'avait nullement le besoin de respirer, puis les gratifia d'un nouveau sourire, toujours aussi éblouissant de joie. C'est alors qu'une vague vint s'écraser juste aux pieds de la sirène, comme si quelque chose avait contrarié l'océan, tout devint bien plus sombre, la nuit était tombée d'un coup, et les eaux s'agitèrent de plus en plus. Le vent souffla, si puissant que Séphora crut s'envoler - ce n'est qu'une façon de parler. Son visage se décomposa, machinalement, elle se mordit la lèvre inférieure. Elle en avait inconsciemment trop dit sur son secret, et les êtres de l'eau s'en étaient rendu compte, beaucoup plus vite qu'elle. Prise de panique, la fautive s'empara de la main d'Ulric et l'obligea à la suivre, son visage implorant, et, bien qu'elle ne soit pas dotée d'une force surhumaine, il dut s'exécuter. La demoiselle le traîna le plus loin possible de la mer, il fallait à tout prix qu'il s'éloigne, le plus possible, pour sa propre survie.

    « Je suis désolée, tout est de ma faute. Tu dois partir maintenant. Et ne cherche surtout jamais à comprendre ce qui vient de se passer. Je t'en supplie. Il en va de nos deux vies. » avait murmuré Séphora, avant de s'éloigner en hâte vers les rochers où elle cachait habituellement ses vêtements, ou plutôt ceux de ses amis, qui n'en seraient bientôt plus. Si seulement il n'était pas revenu, si seulement il n'était pas aussi curieux. Toutes les sirènes savent que la petite demoiselle ne sait pas tenir sa langue, après tout, elle n'a que cinquante ans à peine, ce qui, pour une fille de son espèce, est relativement jeune. Beaucoup de ses consoeurs ont essayé de la dissuader de s'en aller vers le monde des mortels, décrivant celui-ci comme horrible, maussade, débordant de vilénie et d'avarice, ayant tous les vices. Mais rien n'y fit, Séphora voulait le découvrir, par tous les moyens.

    Arrivée aux gigantesques blocs de pierre, elle s'effondra, ne pouvant contenir plus longtemps sa tristesse, des larmes gelées lui rongèrent le visage. La sirène jura, frappa, persuadée d'être seule, en transe, définitivement livrée à elle-même. Ce qu'il devait être bon de se sentir libre, humain, sans secret à cacher.

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